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Historique de l'arbalestrille


L'arbalestrille est appelée encore

Bâton de Jacob ou Bâton de Jacob
bâton de Jacob
rayon astronomique



L’arbalestrille était un instrument qui servait à mesurer, en mer, la hauteur du soleil, des planètes et des étoiles.

Dans son principe, elle était formée de deux tiges disposées perpendiculairement (en forme de croix), de telle sorte que la tige la plus courte puisse coulisser sur l’autre.

En réalité, elle était constituée d’une règle de section carrée ou « flèche » et de quatre « marteaux » coulissant perpendiculairement à celle-ci. Pour l’observation on utilisait un seul marteau, choisi d’après la hauteur de l’astre au moment de l’observation.

Elle était généralement fabriquée en bois dur (ébène, poirier, etc.) mais parfois en ivoire, ou en laiton et en bois.

De nombreux auteurs attribuent l’invention de cet appareil, en 1342, à Levi ben Jarsen/ Levy ben Gerson. (Les instruments des sciences dans l’art et l’histoire – Henri Michel ; ...).

Levy ben Gerson [1288-1344] serait soit un juif catalan soit un savant français (né à Bagnols sur Cèze en 1288 et décédé à Perpignan vers 1344) (http://pagesperso-orange.fr/michel.hubin/).

Pour d’autres auteurs, l’invention serait due à Jacob ben Mahir, au treizième siècle, (http://www.scg.ulaval.ca).





Le bâton de Jacob, un instrument de navigation maritime.

Il fut utilisé en mer durant plusieurs siècles pour déterminer la latitude par mesure de la hauteur de l'étoile polaire ou du soleil :

" L’introduction de l’ «arbalète », « arbalestrille », ou « bâton de Jacob » encore appelée « croix géométrique », « verge d’or », « rayon astronomique », fut un événement. Elle semble remonter au début du XIVe siècle. On en trouve la description chez Jean Werner dans ses Commentaires de la Géographie de Ptolémée qui sont de 1541 ; puis dans tous les traités de navigation depuis Médina jusque vers la fin du XVIIIe siècle ; car elle était encore couramment employée à cette époque. Vers 1725 Radonay écrit qu’elle est utilisée sur les vaisseaux du roi. En 1745 Daniel Bernouilli ne sait encore si par mer agitée il faut donner la préférence à l’arbalète ou à l’octant et dans l’édition de 1781 de la Navigation de Bouguer, il est écrit que l’arbalestrille est presque abandonnée depuis quelques années ; ce qui indique qu’on s’en servait encore.



Comme la « dioptre d’Hipparque », dont elle ne différait pas essentiellement, elle était composée d’une « flèche » de bois sur laquelle glissaient des « marteaux » (fig. 14) de différentes longueurs. On choisissait le marteau à employer dans une mesure déterminée suivant l’estimation de la hauteur et on attribuait une des faces de la flèche aux graduations correspondant aux divers marteaux. Telle fut du moins la pratique courante…"


Extrait de « Histoire générale de la navigation
F. Marguet, page 109 »









Le bâton de Jacob, un instrument de topographie.

Dans "La Géométrie pratique" (Tome second, pages 183 à 195)* qu'il publie en 1702, Alain Manesson Mallet, mathématicien, géographe, cartographe, dessinateur, architecte, soldat et "fortificateur" (c'était un des ingénieurs favoris de Vauban) montre l'importance encore accordée au bâton de Jacob sous le règne de louis XIV.


*http://books.google.fr/books?id=j9MGAAAAcAAJ




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