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Loch à cône de Bouguer

Dans un mémoire de l'Académie royale des sciences publié en 1747, Pierre Bouguer1 propose de remplacer le bateau de loch triangulaire par un cône de bois de dimensions suffisantes pour soutenir une masse de plomb, suspendue par une ligne de 15 mètres de long et immergée à une profondeur où les courants seraient inexistants. Ce lest doit permettre de fixer le loch à l'endroit de la surface de la mer où il a été lancé.

La mesure de la vitesse du navire s'effectue ensuite de manière habituelle. Bouguer indique qu'il serait judicieux d'utiliser une fois sur deux la méthode du loch traditionnel.

Figures extraites du nouveau traité de navigation

Figures extraites du Nouveau
Traité de navigation
(1747)

Dans sa première présentation de l'instrument, Bouguer propose d'utiliser une feuille de plomb roulée en cône.

S'apercevant au cours d'essais que la forme conique ralentit la descente du lest, il préfère utiliser deux feuilles de plomb en forme de losange et croisées par leurs diagonales.





Ce type de loch a été, semble-t-il, essayé deux fois en navigation. En 1773 le capitaine anglais Phips pense obtenir de meilleurs résultats qu'avec le loch traditionnel mais précise "qu'on ne saurait tirer aucune conclusion de ses expériences". En 1829 un autre essai ne donne pas de résultats plus probants.


Loch à cône de Bouguer

1BOUGUER Pierre : mathématicien, physicien, astronome et hydrographe français, 1698-1758.



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